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Publié par le 2 avr, 2012 @ 7:43 | 2 commentaires

Marthe et Marie de Béthanie

Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider. »

Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc, 10, 38-42)

Avant-propos

L’évangile proposé en ce Lundi Saint n’est pas celui de saint Luc, mais celui de saint Jean (Jn, 12, 1-11). N’ayant pas trouvé de tableaux illustrant Marie parfumant le Christ avec du parfum (ai-je mal cherché ?), j’ai choisi le passage de saint Luc. Ceci dit, les deux passages se complètent et, avec l’épisode de la résurrection de Lazare, ils permettent de se faire une idée des personnalités de cette fratrie, et notamment de Marie, soeur de Marthe.

 

Peinture sur huile de Cornelis Engebrechtsz, Rijksmuseum, Amsterdam, 1515.

Jésus, d’apparence très simple, discourt, et plusieurs personnes, dont Marie, l’écoute attentivement.

Marthe, elle, s’affaire. On ressent vraiment l’acrimonie dont elle fait preuve par le fait qu’elle regarde vers Jésus et sa soeur, et qu’elle soit la seule à travailler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Pieter de BlootLiechtenstein Museum, Vienna, 1637.

Etonnant tableau qui donne la priorité à la cuisine et à l’ampleur de la tâche à accomplir.

Marthe n’a-t-elle pas raison de demander de l’aide à sa soeur qui, elle, ne fait rien ?

Du coup, on en viendrait presque à trouver que Jésus n’est pas très bien élevé en laissant Marthe à ce dur labeur !

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de TintorettoAlte Pinakothek, Munich, 1570-1575.

Les reproches de Marthe sont sévères, nul doute à cela. Mais Marie ne semble en avoir cure.

Elle a le regard plongé dans celui de Jésus, y trouvant la tendresse et la compassion. Jésus saura expliquer à Marthe pourquoi elle se trompe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Velazquez, National Gallery, Londres, vers 1620.

Ce tableau donne la primeur à la cuisine, renforçant la distance qui peut exister entre Marthe, d’un côté, et Jésus et Marie de l’autre.

Marthe a le visage renfrogné, mais néanmoins teinté de tristesse.

Que lui dit la femme ? Lui conseille-t-elle d’aller faire des reproches à sa soeur ? Ou au contraire, lui demande-t-elle de se calmer ?

 

 

 

Peinture sur huile de Johannes Vermeer, National Gallery of Scotland, Edinburgh, vers 1634.

Assurément, mon préféré de la série présentée.

On ressent vraiment la bienveillance du Christ, on ne ressent d’ailleurs pas de conflit dans cette représentation.

Marie, comme dans d’autres tableaux, et comme cela est dit dans l’évangile, est toute tournée vers le Christ.

Marthe vient apporter à manger, elle fait le service. Elle semble avoir fait si peu de reproches, en la voyant ainsi se pencher vers Jésus pour lui offrir ce pain.

Elle est sans doute un peu jalouse et vexée d’être à l’écart.

Je trouve l’attitude de Jésus magnifique : sa main ouverte, son attitude sereine, son regard plein de bienveillance vers Marthe, en un mot la douceur de son être, désarme toute velléité de reproches.

 

 

 

 

Pour poursuivre la réflexion, j’ai trouvé une très belle interprétation de ce passage de l’évangile par Véronique Isenmann. C’est à lire ici.

 


Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image.

Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.

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2 Commentaires

  1. Tapez votre commentaire ici
    L'attitude du Christ est vraiment magnifique dans ce tableau,une attitude sereine capable de désarmer la plus grande frustration !Si tous les hommes pouvaient être ainsi !Sa réponse à Marie est bienveillante 1Bien sûr que humainement parlant on pouvait dire que Marthe avait raison de se plaindre,car c'était normal que sa soeur l'aide à servir le Seigneur.C'est par apr♪8s qu'elle pouvait enfin venir au près de Jésus.Mais Marthe n'avait pas compris que tout ce qui était matériel valait peu de choses pour Christ,et que c'était faire la volonté de son père c'est à dire prêcher la bonne nouvelle qui prévalait chez lui!

    • Merci pour votre témoignage. Veermer (c’est bien de ce tableau dont vous parlez ?) a réussi quelque chose de sublime.

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