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Publié par le 4 avr, 2012 @ 7:33 | Aucun commentaire

La trahison de Judas

L’un des douze Apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d’argent.
Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. ‘ »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ! »  (Ma 26, 14-25)

 

Ce Mercredi Saint marque un moment d’attente dans la Semaine Sainte, avec encore l’épisode où Jésus désigne celui qui va le trahir. Ici, saint Matthieu indique la cupidité de Judas. Le repas est décrit en des termes assez similaires à ceux de saint Jean qui nous lisions hier.

 

Détrempe sur bois de Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Sienne, 1308-1311.

Judas scelle son pacte avec les grands prêtres. L’heure est grave et l’inquiétude se lit sur les visages.

Judas reçoit les 30 deniers, prix de sa forfaiture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Ici, contrairement au tableau précédent, l’interrogation semble encore dominer, notamment chez les deux prêtres de droite.

Judas reçoit son salaire. Il est prisionnier de Satan. Noter d’ailleurs son auréole noire (légèrement effacée dans sa partie inférieure), signe de l’apôtre déchue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huile sur toile de Rembrandt, collection privée, 1629.

Bien que ne faisant pas partie de la scène de l’évangile du jour, ce tableau illustre bien, finalement, la cupidité de Judas.

Se repentant d’avoir livré un juste, il tente de se dédouaner en rendant l’argent. Mais il est trop tard, les prêtres tiennent Jésus, Judas ne leur est plus d’aucune utilité.

Comme toujours chez Rembrandt, ombre et lumière se répondent. Et si les prêtres sont dans l’ombre ou la pénombre, la partie la plus éclairée est le livre de la Loi, lumière pour les hommes.

Judas reste un mystère pour beaucoup de chrétien. Je trouve son imploration, certes tardive, mais touchante.

 

 

 

 

 


Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image.

Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.

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